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Jermaine Jackson : « Michael était un être extraordinaire »

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Jermaine Jackson samedi au septième étage de l’hôtel Majestic-Barrière à Cannes. Radieux avant de réaliser un album en France et de perpétuer la mémoire de son frère Michael avec un show musical et Génération Moonwalk sur M6, en juin. (Photo Serge Haouzi)

Coupe en brosse, blouson de cuir ajusté. A 56 ans, Jermaine Jackson semble incarner à lui seul un revival des années quatre-vingt. Depuis la disparition de Michael, tous les médias s’arrachent ce frère aîné de quatre ans, le chanteur-bassiste historique des Jackson Five, avant que les frangins ne quittent le célèbre label Motown pour devenir The Jacksons. Si Jermaine ne les a pas suivis, préférant d’emblée se lancer dans une carrière en solo, il a toujours conservé des liens très étroits avec le Roi de la pop. Aujourd’hui, Jermaine se voit même en dépositaire de sa mémoire. Avant les NRJ Music Awards samedi à Cannes et Génération moonwalk en juin, il s’est confié à “ Nice-Matin ”, à l’hôtel Majestic-Barrière.


Etre à Cannes pour les NRJ Awards, ça doit vous rappeler des souvenirs, du temps où vous y aviez reçu un prix avec Pia Zadora pour le fameux tube When The Rain Begins To Fall en 1985?

Bien sûr! Cette chanson avait connu un succès dans toute l’Europe. A Cannes, l’accueil avait été formidable. J’adore d’ailleurs le sud de la France, ça me rappelle la Californie et Cannes est la jumelle de Miami. (Hier) soir, je suis venu remettre un prix, mais j’adorerais revenir pour chanter.


C’était aussi le temps de votre album Dynamite et vos grands succès en solo, comme Do What You Do ou Take Good Care Of My Heart, en duo avec Whitney Houston. Le top de votre carrière?
On n’est jamais au top, il y a toujours des montagnes à gravir. Si on éprouve beaucoup d’amour et de passion pour la musique, et si l’on y met tout son cœur, alors, il ne faut jamais se fixer de limites. Aujourd’hui, j’aimerais utiliser des instruments du Maroc ou de Tunisie pour expérimenter de nouvelles sonorités, inspirer une nouvelle créativité.


Avec un nouvel album?
Dès lundi matin, je travaille sur un nouvel album que je vais réaliser en France. Je suis très excité à l’idée de bosser avec des musiciens français. Pour moi, c’est très important de faire de la musique ici, ailleurs qu’en Californie, ça permet de trouver de nouvelles vibrations.


A travers vous, c’est aussi l’héritage de Michael Jacksonque vous perpétuez?

Je crois que son souhait, c’était que l’on continue tous, pour lui, mais aussi pour toute la famille. On a d’ailleurs créé un show musical pour novembre, basé sur toute la vie de la famille Jackson, avec certaines chansons des uns et des autres, de Michael, Janet ou moi-même. Il y aura une tournée mondiale qui passera aussi par Marseille. En deux heures de spectacle, on relatera quarante ans de notre histoire familiale.


Elle se confond avec l’histoire de la soul music, à l’image de l’empreinte qu’a laissé Michael?
On est des Afro-Américains, mais on n’a jamais fait véritablement de la Soul’n’Rnb. On a toujours fait de la World Music, car elle touchait le monde entier. L’empreinte de Michael se trouve dans le message véhiculé par notre musique, dans ses paroles qui touchent le cœur des gens, ce n’est pas seulement le pas de danse Moonwalk.


Avec le recul, vous ne regrettez pas d’être resté chez Motown, quand vos frères ont créé les Jackson Five chez Epic?

Mon frère voulait aller chez Sony, mais j’estimais qu’il fallait rester fidèle à Motown, où le groupe était né. La loyauté est un mot qui m’est très cher…


Malgré tout, vous avez conservé des liens privilégiés avec Michael?
Oui. Jusqu’au dernier souffle de Michael, on se parlait, on était en contact, car on avait les mêmes idées, la même façon de voir les choses, de considérer la vie. A tel point que lorsqu’on voyageait, chacun à des moments différents, on se rendait compte qu’on avait les mêmes amis aux mêmes endroits. Un jour, je vais en Afrique du Sud pour voir Nelson Mandela. Je vois soudain mon frère Michael et je lui ai dit : « Mais qu’est-ce que tu fais là? » Et lui m’a répondu : « Je suis venu voir Nelson Mandela, et toi, qu’est-ce que tu fais là? » [Rires].


Au-delà du personnage médiatique, quelle image intime conservez-vous de lui?
Quand on était tout jeunes, en hiver, on regardait par la fenêtre pour chanter des chants de Noël. A l’époque, en tant que Témoins de Jéhovah, on ne pouvait pas le fêter, alors on le chantait tous les deux. Depuis, même si je suis musulman, j’adore Noël car pour moi, c’est resté un moment plein de joie. [Soudain très ému] Vous savez, j’ai quatre ans de plus que Michael et je me dis qu’il n’aurait jamais dû partir si tôt, si jeune. Je connaissais vraiment son esprit, et je peux vous dire que Michael était un être extraordinaire.


Vous vous posez en garant de sa mémoire. Vous ne craignez pas qu’elle soit en partie salie?

Non. Même quand Michael était vivant, les gens savaient vraiment qui il était au fond, et on ne pouvait pas les tromper. C’est pour ça que lorsqu’il est mort, des milliards de personnes ont pleuré. Les médias, surtout CNN et la Fox, ont tenté de manipuler l’opinion publique par de la propagande.
Mais il a touché le cœur des gens par sa musique et son message. Il faut réécouter les paroles de The Man In The mirror, toute son humanité est là.


Êtes-vous satisfait de l’album posthume Michael?
Non, pas du tout! Ça n’a rien à voir avec la famille qui a été mise devant le fait accompli sans être consultée, et ne contrôle rien. Pour faire de l’argent, même après la mort de Michael, ils ont été jusqu’à rajouter de fausses voix, mais les fans de Michael savent bien que ce n’est pas lui.


Vous aviez enregistré un beau duo avec lui, Tell Me I’m Not Dreamin’ en 1984.Vous auriez aimé en refaire un?

En réalité, on a enregistré des chansons tous les deux, dans un studio à Bahreïn. Mais elles ne sortiront pas, je garde ces chansons pour moi, dans mon cœur.


En juin, vous serez au Zénith à Paris pour le deuxième Génération moonwalk de M6. Vous allez interpréter son pas?
Oh non, non, non! Personne ne peut faire le Moonwalk comme Michael. Moi, je suis bassiste et chanteur, j’ai l’impression que j’ai toujours été le grand frère qui protégeait le groupe. Mais Michael reste Michael. À jamais.

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